Le programme international: une norme commune et structurante
La progression des ceintures kyū en Aïkibudō s’inscrit dans un cadre technique et doctrinal précis, élaboré à partir des programmes regroupant l’ensemble des techniques enseignées jusqu’au 1er dan. Ces programmes ont fait l’objet d’un travail de révision et d’harmonisation en 2004, sous la direction de Maître Alain Floquet, fondateur de l’Aïkibudō, en collaboration avec le collège des Kodansha. Les modalités détaillées de ces programmes sont consignées dans les annexes techniques du règlement intérieur de la SCDGEA (Sous-Commission des Dan et Grades Équivalents pour l’Aïkibudō), en date du 12 mars 2005. Ce document constitue, en France, la référence officielle pour l’organisation et l’évaluation des passages de grades.
Sur le plan international, une décision majeure a été prise lors de l’Assemblée Générale de la FIAB (Fédération Internationale d’Aïkibudō), tenue le 21 juillet 2001 au Temple-sur-Lot (47). À cette occasion, il a été acté que les programmes techniques deviendraient contraignants pour l’ensemble des pratiquants, indépendamment du pays ou de la fédération d’appartenance. Depuis lors, ces programmes constituent l’unique norme de référence, garantissant une homogénéité technique et doctrinale à l’échelle internationale. Ainsi, tout candidat à un grade dan est désormais évalué sur un programme strictement identique, assurant l’unité de l’école et la cohérence de la transmission.
La préparation au Club Budo
Il convient toutefois de souligner que, si des durées minimales de pratique ont été suggérées entre chaque grade, celles-ci ne constituent pas un critère suffisant à elles seules. Le temps d’entraînement n’est qu’un paramètre parmi d’autres, comme cela a été développé dans la section consacrée aux grades kyū et à la construction des fondations. Ces durées indicatives visent avant tout à permettre au corps de s’adapter progressivement aux exigences de la pratique: chutes, contacts, contraintes articulaires, gestion de la distance et du rythme. Elles offrent un espace de maturation indispensable pour intégrer les sensations et développer une aisance réelle, tant physique que mentale.
Le programme a été conçu dans une perspective globale, visant non seulement l’acquisition des techniques, mais aussi la maîtrise du geste, du comportement, et de l’attitude corporelle et mentale propres à l’Aïkibudō. Il s’agit d’un socle fondamental destiné à préparer le pratiquant à l’étape charnière que représente l’accès au Shodan.



